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Vélo pratique en ville

... ou comment faire du vélo en ville en limitant au maximum les désagréments.

dimanche 2 mars 2014
Mis à jour le dimanche 2 mars 2014

La pratique du vélo en ville est intéressante de nombreux points de vue :
- santé : les fameuses x min d’activité physique par jour et un bon moyen de se réveiller le corps et l’esprit le matin
- environnement/énergie : pas spécialement de rejets polluants et la seule consommation énergétique est celle de calories issues de l’alimentation... dont une bonne partie chez la plupart de nos concitoyens est aujourd’hui inutilisée !
- accidents : pas rapport à l’automobile, une baisse drastiques du nombre de blessés et tués par rapport à la voiture
- bruit : hors cas exceptionnels (vélo mal entretenu ou défaillant), très peu de bruit (le bruit est une préoccupation majeure pour la santé...)
- économies : c’est un des modes de déplacement les moins chers !

Bref, c’est un mode de déplacements presque parfait sur le papier. Plusieurs obstacles se dressent cependant à son usage généralisé (en excluant les incapacités physiques) :
- effort/habits : on peut avoir peur d’arriver transpirent sur son lieu de travail ou de pédaler en minijupe
- distance : on peut être rebuté par la distance à parcourir ou simplement se trouver face à une situation où le temps de trajet serait tellement rallongé que le vélo ne deviendrait plus compétitif
- pollution : on pourrait penser qu’on est plus exposé aux polluants lorsqu’on fait un effort à l’air libre
- peur de la circulation et des accidents
- intempéries : la pluie, la neige ou le verglas sont particulièrement rebutant
- peur des vols ou dégradations
- refus d’être contraint : si je descends en vélo, je ne sais pas si je serai en état (fatigue, alcool...) de remonter. Si j’ai mon vélo, je devrai le laisser pour prendre les transports en commun...

Toutes ces raisons semblent valables. Comme pour presque tout, tout dépend du point de vue qu’on adopte. Se positionne-t-on dans l’idée de trouver des solutions pour contourner ces difficultés ou s’y accroche-t-on comme moyen de ne pas changer ses habitudes ? J’ai choisi la première solution après avoir ressenti ces limites. Voici quelques pistes pour faire du vélo en ville en limitant les désagréments :

- peur des vols ou dégradations : Plusieurs remèdes existent. On peut avoir par exemple un espace couvert et/ou surveillé. Ce type d’espaces se multiplie en ville ou à proximité des gares. On peut également opter pour les vélos en libre-service. Attention, dans ce cas, on retrouvera parfois les mêmes contraintes de stationnement que la voiture (stations à pleine) ou d’autres désagréments (vélos indisponibles).

- refus d’être contraint : une solution à ce problème repose sur le vélo en libre-service là où l’équipement existe, les transports en commun étant dans ce cas la solution de repli.

- effort/habits : Première solution : acheter un vélo à assistance électrique (VAE). C’est une solution intéressante mais coûteuse et qui entraîne d’autres contraintes (voir « peur des cols ou dégradations »). Autre solution : certaines entreprises mettent aujourd’hui à disposition des douches pour leurs employés, même dans des immeubles de bureaux. On peut alors amener des vêtements propres de rechange ou on peut même envisager de faire le trajet à vélo avec les vêtements sales de la veille. Dans tous les cas, il faudra avoir soit un sac à dos pour porter les affaires soit un porte-bagage.

- distance : on a bêtement souvent tendance à penser qu’il faudrait emprunter le même mode de transport tout du long de son trajet. Chaque jour des milliers de personnes ne lâchent ainsi pas leur voiture à l’entrée des villes et perdent un temps fou dans les embouteillages, polluent, pour ne pas laisser leur voiture dans un parc-relais des transports en commun... Pourquoi ne pas mettre un porte-vélo sur la voiture ?

- pollution : on pourrait penser qu’on est plus exposé aux polluants lorsqu’on fait un effort à l’air libre mais en réalité des études ont montré que les polluants se concentraient dans les espaces confinés comme les véhicules, les métros... Finalement, si l’effort n’est pas trop soutenu, l’absorption de polluants doit être limitée. Deux remarques : on peut acheter des masques protégeant des polluants (à bien étudier car la plupart ne sont pas efficaces vis-à-vis des petites particules qui nous intéressent !) et, surtout, ne pas polluer soi-même n’a pas de prix...

- peur de la circulation et des accidents : La plupart des agglomérations ont fait de gros efforts en réalisant des itinéraires cyclables protégés du reste de la circulation ou en fermant certains axes aux voitures ou encore, plus simplement, en réduisant leur vitesse (zones 30...). On peut choisir d’être bien visible en mettant les fameux gilets jaunes. On peut aussi opter (si on utilise son propre vélo) pour les languettes plastiques qui obligent les voitures à doubler plus largement. Sinon, on peut porter un casque et des mitaines pour limiter l’impact d’une éventuelle chute.

- intempéries : la pluie, la neige ou le verglas sont particulièrement rebutant mais des solutions existent. Les vêtements de pluie actuels sont très efficaces. L’idéal serait qu’ils soient respirants pour évacuer la transpiration sans faire rentrer la pluie. Pour que leur sage ne soit pas trop contraignant, il faut qu’ils soient pratique à mettre et à enlever. Pour le haut du corps, les vestes type K-way me semblent très adaptées. Pour le visage/la visibilité, une simple casquette sous la capuche est très efficace car elle limite moins le champ de vision sur les côtés. Pour les mains, je ne connais pas de gants imperméabilisés mais ça doit se trouver. Enfin, pour les chaussures, on peut choisir des guêtres imperméables. Il reste alors le pantalon. Sans avoir chercher en détail, j’ai trouvé des surpantalons de pluie qui s’enfilent par-dessus le pantalon mais aucun qui se scratche, malheureusement.

En résumé, la pratique du vélo en ville peut s’adapter aux différentes contraintes. Il faut alors choisir si on accepte de transporter du matériel ou pas, si on préfère être libre et se servir des transports en commun en solution de repli, si on choisit les vélos en libre-service ou son propre matériel... A chacun de faire ses arbitrages en fonction de son point de vue ! Les solutions existent alors tout le monde à vélo (même sur une seule porion de son trajet !) !!!